pour une nouvelle année…

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On avait dit : « prince de la paix ». On avait dit : « justice et paix s’embrassent ». 

On avait dit : « le Royaume de Dieu est tout proche ». On avait dit : « le désert refleurira »… 

Mais il n’a rien vu venir. Ou si peu. La terre n’est pas plus ronde et pas moins caillouteuse. Alors il marche. La question des disciples de Jean-Baptiste est devenue la sienne : 

« Es-tu Celui qui doit venir ou devons nous en attendre un autre ? » Chaque pas rythme chaque mot de cette question vitale. Il va rejoindre des frères. 

Quelques-uns qui ont dressé la table avec des lourdes pierres. Autel de bric et de broc. « Ses » frères : non pas parce qu’ils sont à lui, mais parce qu’il est à eux. Pas un « groupe », pas un « organisme », pas une « institution », mais seulement quelques-uns de cette humanité toute entière convoquée à la paix. 

Dans ce désert au milieu de nulle part, ils seront quelques uns. Pas une foule. Ils vont ensemble ouvrir le livre et manger la Parole comme on reçoit une manne. 

 Pour aujourd’hui. Pas pour demain.

 Ensemble ils vont recevoir « cette parole aimante, qui rend l’être humain vivant, à travers tout, et les humains reliés par cet amour réciproque, en amont de tout, genèse de toute pensée elle-même, et capable d’affronter la ténèbre, et de subsister et perdurer jusque dans les abîmes de la violence. » Ils vont goûter le pain. Pas « faire une messe ». Seulement partager un pain de misère sur lequel Dieu dit : « Je Suis ». Comme ça, tout simplement, sur un coin de table en pierre du désert, avant de repartir. Pain essentiel. Puis il faudra repartir. Remettre les sandales. La vie n’est pas d’être ici, mais d’aller là-bas. La terre ne sera pas plus ronde et pas moins caillouteuse.

 Mais à avoir écouté ensemble la Parole, ils se seront appris – peut-être – à reconnaître qu’une lumière s’est levée sur le monde, comme un immense espoir ; que l’espérance des pauvres de toutes sortes a désormais un Visage. Et qu’il n’y a pas – et qu’il n’y a plus – de vie abandonnée. 

La lumière du soir qui habille le désert irradie – finalement – une Autre lumière. Plus essentielle.  Etrange mystère de l’Eglise qui, lorsqu’elle se désencombre en donnant la parole, ouvre cet horizon nouveau. 

Que puis-je vous souhaiter pour 2008. De croiser une Eglise où la « bonne nouvelle partagée » devient « heureuse nouvelle reçue ». 

Et de marcher. Encore et encore.

 Raphaël BUYSE 

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